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Manifeste
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PLAIDOYER
POUR UN ART INCARNE
par PHILIPPE DUVAL, artiste et œuvrier de l'artchimie - avril 2002 - La galerie "A L'ENSEIGNE DES OUDIN" est un CHAUDRON MAGIQUE ! En on peut considérer la succession des manifestations de la galerie comme celle des trois états alchimiques: Noir, Blanc, Rouge; cette idée a germé en décembre 2000. ( et se confirme en avril 2002 ) A l'époque il s'agissait de Christian Paraschiv, Pierre Cornudet et Henri Ughetto dont on pouvait dire qu'ils étaient involontairement comme les Rois-mages, représentant exactement dans l'ordre de leurs expositions les trois niveaux du corps, de l'âme et de l'esprit ! Noir : l'horizontal , la matière, le cadre, l'instinct, le corps - Paraschiv, le Roumain, l'Ours des Carpates, |
"Noir,
la couleur du langage" était le titre de l'exposition avec un usage du
plomb qui caractérise Saturne - Chronos ;ici l'Orient ! Blanc : le religieux,
la psyché, la culture, l'âme - Pierre Cornudet du Québec, Cornue-dé, le
nouveau monde dans le grand Nord, le froid, le grand blanc, la nuit arctique,
ici l'extrême Occident ! Du rennes on passe à la reine Lune. La reine
d'Angleterre est la reine du Canada et Albion vient d'Alba: blanc. Et
la lune c'est Diane ! Rouge : l'esprit - Ughetto compte les gouttes de
son sang. Il vient de Lyon ... par association : lion : soleil : Centre
! le roi, le
cœur saignant. En février, mars et avril 2002 il y a récidive dans l'esprit,
avec les expositions successives de Christian Paraschiv, la mienne et
celle de Dominique Digeon : Œuvre au noir : la " couleur du langage "
de Christian Paraschiv, son gisant fait de multiples parties de son corps
sur un assemblage de photos
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carrées
évoque la mort germinatrice, le Christ en terre, l'utilisation du charbon
de Silésie, le plomb ingrédient Saturnien de base de l'alchimie etc...
accentuent le travail
dans la partie obscure. On sait la terre-vierge, la mère alchimique est
vierge parceque première et mère = matière, materia prima,et que le carré
du tableau est son ventre où son enfant croît. Œuvre au blanc: Je ( Philippe
Duval ) travaille sur la maternité, Sainte Anne, les racines, la Vierge,
les feuilles, le Christ, la fleur illustre le travail de la terre-mère
qui donne naissance à son enfant, par des montages aboutissant a un cd
rom, lumière enfoui dans un tableau-ventre. On peut dire que Lascaux-ventre
a engendré la Défense-cerveau gauche et Notre Dame-cerveau droit et que
notre approche contemporaine sera globale et simultanée ; finis les mouvements
qui se succèdent ou plutôt bonjour à la conscience qui situe telle ou
telle œuvre dans une globalité.
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A L' ENSEIGNE DES
OUDIN, UNE GALERIE DUTOPIE
L UTOPIE (lieu du bonheur recherché mais non encore existant ) "Le DEVOIR de PROPHETIE" "SARCASME, INVECTIVE et PREVISION, CRITIQUE DES TEMPS ACTUELS, ANNONCE " (A.Vitez/mars 90 - in J.Ralite/96 ) |
La galerie " A LEnseigne des Oudin ",
qui a maintenant près de 2O ans dexistence, sest toujours
caractérisée par sa créativité et sa liberté , parfois son insolence,
son imagination, toujours.
Lactualité de ces deux dernières années, a été loccasion de trois coups de gueule qui traduisent la situation dune entreprise libre, face aux institutions dont le comportement est souvent détestable. |
Nous voulons faire entendre notre voix dans la polémique actuelle concenant lart contemporain, et affirmer quentre un " art officiel " qui est une réalité et la négation dune création artistique contemporaine, lART existe, la CREATION existe, ON LAPPELLERA DABORD DE LUTOPIE, encore et toujours.
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1-
lexposition
FEMININ MASCULIN (Centre G.Pompidou - hiver 95-96 ) a été la cause de notre premier coup de gueule, et lorigine de notre collaboration avec Pierre Bourgeade, après la déception de lexclusion de Henri Maccheroni de cette manifestation. |
2- lexposition
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3-
lexposition
LART FACE à lHISTOIRE (Centre G.Pompidou - hiver 96-97 ) |
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A
NOTER A NOTRE CREDIT QUE LA CRITIQUE SOUVENT NOUS DONNAIT
RAISON !
A partir de 1990-91,
la galerie prétendait à une certaine reconnaissance, après
12 ans de travail. Et le choix des artistes
de la galerie a prouvé une cohérence certaine: |
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1.BILLET
DHUMEUR à propos de FEMININ MASCULIN / Le SEXE DE LART
- A.O. 6 Novembre.95
UNE EXPOSITION ACADEMIQUE au Musée National dArt Moderne! en sous titre : LES CROUTES SONT DE RETOUR ! ou encore : ORSAY à BEAUBOURG ! ou LES POMPIERS au CENTRE G. POMPIDOU ! Académique au sens où à coté doeuvres historiques du début du siècle, par exemple de Bellmer, Brauner, Brancusi, Duchamp, Fontana, Magritte, Man Ray, Molinier, Picabia ou Picasso etc... qui sont de véritables oeuvres de création, le plus souvent petites ou même minuscules, la sélection contemporaine sattache à des oeuvres dont lun des défauts est dêtre inutilement monumentales et encore pire, dêtre des palimpsestes de ces oeuvres historiques et pour la plupart, de verser dans le show-business et le complaisant, réinventant une version contemporaine des monumentaux pompiers du XIX° que le Musée dOrsay, dans le même schéma, valorise outrageusement au détriment des " confidentiels-modestes mais singuliers " impressionistes. Des exemples : de Louise Bourgeois, on rentre le long de ce monumental " piston tringleur " en rouge (le feu du cul) et noir (A comparer à la géniale petite horloge de Name June Paik qui raconte la même chose avec tellement dhumour !) et on passe plus loin dans une monumentale barrique de bois qui abrite une sorte de fontaine : 2 oeuvres amphigouriques ( prétentieux et obscur), alors que 13 autres oeuvres nous présentent L.Bourgeois. Les avatars de Marcel Duchamp sont légion et systématiquement agrandis comme si le gigantisme suppléait la création : que ce soient les urinoirs, bouteilles de parfum, travestissements, femmes à barbe, robes de mariée et jeux de mots... Pourquoi le musée boursoufle-t-il ? Les commissaires le sont - ils eux mêmes ? Certaines de ces pièces sont de 1995 - Est ce à dire des commandes? Avec deux révelations
: Alberola est le gendre de Brancusi et Francoise Vergier
est la belle-fille de Duchamp ! Ils sont gonflés ! Qui ? Ces
artistes ou les auteurs des notices du catalogue ? Pourquoi cette sélection ? Cest la peinture dhistoire ré-inventée ! De taille inversement
proportionnelle à leur intêret, alors que leurs originaux
de concept (Gette, Calle, Journiac, C.Sherman) sont bien plus
modestes : Pas le meilleur de S.Calle, plutot conventionnelle;
et les piéces de P.A.Gette , sûrement trop étriquées à son
gout, pour quil soit assuré de sa démonstration! A.Messager
, elle, sauve sa mise et elle est gâtée! Sous le manifeste dune " exposition dartistes internationaux " on a rassemblé des oeuvres contemporaines choisies apparamment par les différents signataires du catalogue comme Thomas Mc Evilley ou Robert Storr, au détriment dune sélection doeuvres trop rares comme celles de Othoniel, Helen Chadwixk ou Marie Ange Guilleminot. Le Pompon revient au hors doeuvre ou au dessert, comme on voudra, dans ce menu chargé : Linstallation au Forum du Centre par trois jeunes espoirs français qui se prennent pour Carita, Alexandre et Mods Hair and Co, matinés des professeurs Morel Fatio pour la chirurgie esthétique et Franco pour la denture... Vivent LOréal, Pro Nuptia, et les supra-nationales de la Beauté, de la Santé et du Bonheur : Tout le Monde, il est beau; tout le monde, il est gentil ! Cest exactement le dernier numéro de Elle : Lui . Voilà le musée ! Heureusement il y a la librairie et le catalogue pour sauver lexpo ! leurs propos en sont bien plus larges et par principe les illustrations par leur échelle uniforme amoindrissent le " pompier " Mais il y manque cet index historique qui pourtant avait été annoncé par le Pdt. du Centre, François Barré, pour en faire un ouvrage scientifique et objectif, le moins que lon puisse attendre du musée national ! Tout comme MANIFESTE a été suivi, après un tollé, par " une HISTOIRE PARALLELE " HORS LIMITES et FEMININ MASCULIN doivent aussi être complétés. Je ne décolère pas et je ne regrette pas davoir donné carte blanche à Pierre Bourgeade, en Décembre 95, chez moi : " FIGURES ACTUELLES DE LEROS, pour une poétique de lobscénité " Réalité fantasmée : oeuvre de pulsion expressive, moment de lautobiographie. Et en Janvier 96, sous le titre " LART NA PAS DE SEXE " Je montre des artistes que jexpose depuis 17 ans pour certains, avec un propos du biologiste Emmanuel Nunez, posant que toute oeuvre dart exprime le caractère fondamentalement bi-genre de lhumanité. |
A PROPOS de MONUMENT ET MODERNITE
A.O. Juin 96 / Avril 97
A Paris, Art, Espace Public, et Enjeux de Mémoire 1891-1996 Affaires Culturelles de la Ville de Paris LA MODE EST EN RETARD ou LUTOPIE BIENFAISANTE (M.C.) REVENDIQUONS cette UTOPIE Cette prise de conscience a été provoquée par l exposition de cet été :Monument et Modernité à Paris / Affaires culturelles de la Ville de Paris; et Etat des Lieux / La Commande Publique 91 - 96 CNAP-DAP Ministère de la Culture . Déception et colère vis à vis dune absence déchos à nos démarches, nos propositions, nos offres : Depuis 1963 pour Marie Chamant, et 1969 pour Alain Oudin, ces thèmes " Espace et Art public / Art Monumental " ont été un souci constant. De fait depuis 30 ans, les projets et les réalisations se sont succédés. Nous nous sentons autorisés à évoquer ces questions ! à parler de lUTOPIE et de la CREATION, en lutte contre lACADEMISME, les demi -teintes et demi-mesures qui sont des IMPOSTURES à la création. Là où la mesure est comble, cest précisement quand la Ville de Paris prétend récupérer ce qui sest réalisé contre sa volonté, ou ne sest pas réalisé du tout, ou tout à fait indépendamment de son initiative : Les collages de Ernest Pignon Ernest, et lemballage du Pont Neuf, par exemple; la Place du Palais Royal de Buren, Le défilé de Goude (enflure médiatique dont je suis prêt à reparler dans 25 ans !), lobélisque de Yves Klein, les monuments de Rodin, Picasso, Giacometti et de Jean Dubuffet; TOUTES IMPOSTURES qui ont oblitéré la réalité parisienne, dont il aurait été intéressant danalyser en profondeur les causes socio-politiques. Limportance donnée à ces événements a évacué dans les étages ou dans " linexistant " la presque totalité des " utopiques projets " de ces dernières années dont nous revendiquons un certain nombre et qui seront " découverts et présentés comme une réalité virtuelle " dans 30 ans par la petite fille de Nöelle Chabert, à son tour " brillante " commissaire dune exposition qui clôturera son passage de 10 ans au poste de chargé des arts plastiques à la direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris. !? Le catalogue
commente cette analyse de la réalité parisienne. Bref, nous ne
sommes pas contents ! Et il y a de quoi: cest à dire faire croire que lensemble exposé avait été réalisé par les bons soins de la ville de Paris. Restent lhommage à Arago de Dibbets, lintervention de Buraglio à léglise Saint Germain des Prés et quelques stations RATP ( Concorde, Chambre des députés ) pour nous consoler ! Car justement parlons des " lanternes " de la Ville de Paris, de son éclairage notamment, et de tout ce qui concourt à limage et à lusage de son espace public ! L autre reproche majeur que cette manifestation inspire est loccultation totale de toutes les autres actions daménagement : murs peints, éclairage et illuminations, mobilier urbain et revêtements de sol, couleurs et monumentalité architecturale qui concourrent aux " enjeux de mémoire " dans lespace public. Ce " saussissonnage " hélas permanent, saussissonnage imbécile, discriminatoire et exclusif des autres directions de la Ville de Paris, en même temps que mesure de brouillage de la réalité urbaine, je lai dénoncé dans le livre dor de lexposition en apostrophant Nöelle Chabert du terme de " charcutière " et elle a eu le bon esprit de se plaindre dun propos douteux, alors quelle sest retrouvée lartisan dune entreprise révisionniste caractérisée. Ré-écrire lhistoire de lart à leur convenance, cest lépidémie qui sévit aujourdhui parmi les fonctionnaires-conservateurs, dont on pourrait attendre comme qualité- entre autres - la rigueur historique, alors quils se prennent pour des artistes aux frais du contribuable, ce qui revient toujours en bonne logique à beaucoup rendre à celui qui vous a beaucoup donné : L ACADEMISME, vous dit-on, dans toutes ses variantes ! Y compris la récupération, plus de cent ans après, de tous les avortements parisiens, aujourdhui prestigieux ! Il fallait seulement
que le titre annonce " PARIS VIRTUEL, laction
municipale " En plus cest à la mode Alors que lart
existe, que lon appellera toujours et dabord de
"lUTOPIE "
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3-
lexposition
LART FACE à lHISTOIRE (Centre G.Pompidou - hiver 96-97 ) Marcel Alocco est un autre cas, lui qui, petit-fils de prolétaires italiens, fait de la philosophie, et à 20 ans ou un peu plus décide de ne pas être " pratiquant marxiste ", affirmant que " ce nest pas le critère de loeuvre dun artiste, et refusant le dogmatisme-fauteuil, les théories-terrorisantes, et les assurances dogmatiques qui stérilisent ". Cet engagement qui lui vaut dêtre exclu du groupe " Support-surface " à sa création ! Exclusion qui reste une grande pénalisation ! Alors quil est un des rares à avoir poursuivi sa démarche dans cette esthétique support-surface ! Face au cas Alocco, Cane par exemple ! Quon juge de leurs évolutions respectives ! Quon juge du bien-fondé de notre colère puisque cest encore le silence qui prévaut ! Et le cas Henri Maccheroni ! ...et le cas Marie Chamant ! ...et le cas Jean Pons ! ... et le cas Jean Vérame ! ... chaque fois dans la situation qui en fait un artiste en rupture, un vrai prophète : visionnaire et pédagogue; mais gens dimage, plutôt que de langage.
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EN
CONCLUSION de ce manifeste, notre réflexion concernant ces
expositions thématiques, organisées par la puissance publique
est de deux ordres :
-1- Les titres se veulent globalisants notamment par lemploi " darticles définis " d'où un hiatus toujours important entre le propos annoncé, générique et prétentieux et le contenu final séléctif puisque les commissaires d'exposition se situent comme critiques engagés, font des choix et par là "éliminent" tout ce qu'ils n'ont pas désigné, au détriment de toute rigueur historique et d'impartialité que l'on attend d'un conservateur de musée utilisant des fonds publics. Lexclusion des catalogues est dautant aggravée dans ses conséquences, que ces publications font l'histoire contemporaine de l'art. Voici quelques exemples darticles définis dans les titres dexpositions: " LArt Sacré " qui ignorait 30 ans de 1950 à 80; ou encore " La Ville " et " LArtiste moderne face à lEvènement historique " etc... Cest également lhistoire du titre du film de Arte sur les Nahon, galéristes/1996 : " Le Marchand... " est devenu, aprés référé : " Un Marchand... " Que le comité professionnel des galeries dart nintroduit-il plus systématiquement une action en justice dans de telles situations de confusion ? -2- Vis à vis de ces expositions intéressantes et prétentieuses, par exemple : QUEST CE QUE LA SCULPTURE CONTEMPORAINE ?, LA VILLE, MANIFESTE, HORS LIMITES, LART SACRE EN FRANCE, MONUMENT ET MODERNITE, FEMININ MASCULIN, LART AU CORPS, LINFORME, LEMPREINTE, MADE IN FRANCE, FACE A LHISTOIRE LARTISTE MODERNE..., etc... bref, tout ce qui nest pas monographique, ne faudrait-il pas envisager une sorte de droit de réponse, comme dans la presse, qui consisterait non pas systématiquement en une seconde exposition ( MANIFESTE 2, UNE HISTOIRE PARALLELE ) mais en un second catalogue, complémentaire du premier ? A moins de prendre le parti de néditer la catalogue quaprès lexposition et ce temps de réflexion et ce recul qui permet de juger véritablement et avec un concours extérieur large, de lintêret réel et de la place à donner à chacun. Enfin, sur le fond, il est clair que très souvent les Institutions minent la création dabord en exposant toujours les mêmes artistes comme sil était reconnu à ceux-là un caractère génial - alors que le génie est rare, quand même ! et que linstitution devrait rechercher le caractère singulier dun plus grand nombre, - ensuite en promouvant des expressions d " avant-gardes académiques , ceci par le biais de la " commande " ou de la " suggestion dami " laquelle avant-garde académique ne fait ni laffaire des poètes, ni celle des bourgeois, sans parler des prolétaires... De ce point de vue jattends le résultat de la biennale de Venise 97, pavillon français, confié à lun des trois jeunes espoirs du Forum de Féminin Masculin, Fabrice hybert, dont le propos intrigue ! Voilà pourquoi lart est souvent déclaré mort ! à tort, certes; mais pas sans raisons ! Pour notre part, plutôt que d'être galerie ou artistes " à la marge " quant aux PROJETS D'ART PUBLIC présentés depuis 1979 pour la galerie et conçus et exposés depuis 1967 pour Marie Chamant nous affirmons l'avance de tels projets " utopistes " et l'avance de la notion même de " PROJET ", qui suspectée il y a dix ans encore de "flou" ou "d'irréalisable" est devenu récemment à la mode. |
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Quelques exemples
de travaux ayant trait à lespace public, son aménagement
et son usage, par Alain Oudin depuis 1969 : diplôme darchitecte
sur les quartiers StGermain et Latin à Paris et la réhabilitation
du marché St Germain; Recherches pour la DGRST, Le Plan Construction,
La Création Architecturale Etc...sur les processus de production
et dusage de lespace public sous lenseigne
de Dynamique Urbaine de 1971 à 1985:
Plans de Référence, Schémas de reconquête de Centres-Ville de 3 douzaines de villes moyennes et petites villes. Concours des Halles, du Centre Georges Pompidou, de la Grande Arche de la Défense...Etc... Quelques exemples de projets d'art public et de réflexions présentés depuis 1979 par la galerie: " Art public, Art Monumental - 1979 " 12 propositions pour Paris, 6 pour des régions - Avril 1979 " Les 21 Niches vides des Arts Décoratifs, Rue de Rivoli - 1980 " avec la Biennale des Arts de la Rue; "Bourse aux Projets - 1983 " 5° Anniversaire de la galerie / Note 5 pages - (17 propositions pour Paris) "Art dans l' Espace"
(lié aux satellites) Pierre Comte depuis 1980 "Art Convivial " Marc Denjean, "Marathon 1982 " et " Centenaire de la statue de la liberté " 1984-86 Bernard Turin, " Art Ephémère: Centenaire de la Tour Eiffel " 1984-88. "et Installation de Pains de Glace" depuis 1985 , montré à la FIAC 89 et Jean Vérame "Intervention au Tibesti" montré à la FIAC 89 "LArt Ephèmére et la Commande Publique en Art Plastique " pour le CNAP/ A.Oudin B.Turin 02/86 17p. |
Depuis 1963, participation
de M.Chamant aux Biennales de Paris avec des projets présentés
en collaboration avec des étudiants en architecture et en
sciences humaines.
Projets et Réalisations de Marie Chamant depuis 1967 - "Projet de Centre Polycultuel" (bâtiment unique destiné à plusieurs religions) 1967 juquà aujourdhui; "La Place à Bijoux Aimés" est un projet qui date de 20 ans, initié pour la ville de Paris; proposé depuis à de multiples instances d'aménagement. Projet dans le droit fil du discours gouvernemental de Mai 95 : Création et action socio-culturelle ! "Réalisation dun lieu de ressourcement " équipement collectif montré à Paris en 1982 et à Montréal en 85; "Réalisation dune intervention artistique sur facades " à Paris Ménilmontant - chantier en cours depuis 92 "RONDE BOSSE Lettres dAmour à la Peinture et à la Sculpture parisiennes " 1994, Diagnostic/Suggestions sur lesthétique de lEspace Public Parisien, sous forme de livre dartiste, édité par lEnseigne des Oudin. Et les institutions devront bien à la fin considérer l'insuffisante prise en compte du PROJET d'ARTISTE par rapport à une commande publique ficelée par les programmateurs. Evidemment les pouvoirs publics ont commencé à se rendre compte, notamment dans les "quartiers sensibles" que l'artiste doit travailler en amont d'une réalisation, pour contrer les rejets brutaux par la population qui aboutissent à des démolitions ou à des abandons. |
Si Vérame, Turin,
Chamant, Comte et Denjean ont réalisé quelque unes de leurs
utopies, cest toujours à compte dauteur, pour
une réalisation le plus souvent temporaire et sans écho notable
du coté institutionnel. Les Christo sont une autre confirmation
de lhypothèse suivante : linstitution ne reconnait
que ceux auxquels elle a beaucoup donné et qui, par conséquent,
lui doivent tout - Cest à dire une forme toujours actuelle
dACADEMISME.
Heureusement des auteurs ont validé chez ces artistes la dimension utopique ! Entre beaucoup dautres, les témoignages de - Egidio Alvaro " Le Laboratoire de lInsensé de Marcel Alocco " galerie 3O, 1974 - Pierre Restany " les Convivialistes : Chamant, Comte, Denjean, Turin, chez A.Oudin " CIAE 84 / Foire dart de CHICAGO en 1984, dans l Art Vivant de Juillet 1984 - Skimao " La Fuite en Egypte de Marie Chamant " - Aout 1992. - Michel Lequenne a déjà situé Pierre Molinier et Jean Pons à la " marge " cest à dire dans une situation différente de lAvant Garde récupérable !? Politis - Juillet 1993. - Gérard Durosoi " Le travail de Jean Vérame " Skira - Septb. 1995. - Bernard Teyssèdre " Le Roman de lOrigine " (du Monde) Gallimard - 1996 - à propos de H.Maccheroni. - Patrice HUGUES " |
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Bibliographie
de lactivité de GALERISTE de Alain Oudin depuis 1978
MEUBLES DARTISTES - Juin 1978/dossier ART PUBLIC / ART MONUMENTAL - Mars 1979 - 1° anniversaire de la galerie / dossier LES 21 NICHES VIDES des ARTS DECORATIFS, Rue de RIVOLI - 1980 - Biennale des Arts de la Rue. Appel à projets et jury avec François Mathey/Arts Déco. et Jacqueline Nebout/ Ville de Paris. LA COLLECTION DUN JEUNE AMATEUR DART - dossier Mars 1980 - 2° Anniversaire de la galerie. AUTO-PORTRAITS de FEMMES - expo groupe - Janvier 1982 2 CYCLES DE 5 PERFORMANCES - Février et Avril 1982 BOURSE AUX PROJETS - dossier Mars 1983 - 5° Anniversaire de la galerie. " 17 propositions qui pourraient changer lespace artistique parisien " 8 pages. AUJOURDHUI, LES ETUDIANTS 61-75 DES ATELIERS ART SACRE ART MONUMENTAL Octb.83 Bulletin DARE DART de lAssociation des Amis de Alain Oudin, présidée par Pierre Restany : du N°1, Janvier 84 au N°12, Avril / Mai 85. FOIRES DART : CHICAGO International Art Expo. CIAE 84 et ZURICH Forum 84 / Notes de présentation de linstallation de 6 sculptures et environnements sur le Navy Pier - Mai 1984. |
ACTUALITE du
SPACE ART / ART ESPACE, ou lavènement opérationnel de
lart dans lespace -
Mai 1985, publié dans le Numéro Spécial ESPACE de la revue Autrement - Février 1986. JE PAYE POUR VOIR - Rencontre au Centre Culturel de Mont Saint Aignan / Rouen Fév.Mars 1985 4 pages et lettre de Juin 1985 LART EPHEMERE ET LA COMMANDE PUBLIQUE EN ART PLASTIQUE, Alain Oudin / Bernard Turin - Février 1986 / CNAP- 17 pages LE CENTENAIRE DE LA TOUR EIFFEL : La Tour Eiffel de lEspace - Ville de Paris - concours - 1986 4 PLASTICIENS PHOTOGRAPHES - Novb.86 - 1p. MONIQUE VOIRON, lartiste a vocation de politique (urbaine) Musée de Villefranche sur Saône - 1989 A PHOTO DE PEINTRE - Novb. 94 - 1p. MACHINS DE MACHINES - 1991 - VOYAGE AVEC P.L.M. ENTRE ABSTRAIT ET FIGURATIF. Oeuvres de 1920 à 1987 de Jean Pons, Charles Lapicque, et Man Ray. - Eté 1991 et 1995 - CHARLES LAPICQUE ET LA MEDITERRANNEE - Eté 1994 BILLET DHUMEUR à propos de lexposition FEMININ MASCULIN au Centre Georges Pompidou - Hiver 95 |
LART NA
PAS DE SEXE Hiver 95-96 avec le Professeur de biologie Emmanuel
NUNEZ
CHARLES LAPICQUE ET LESPACE DU SPORT - Chateau de Hauterives - catalogue - Eté 1995 - REFLEXIONS INSPIREES par lexposition MONUMENT ET MODERNITE - Ville de Paris, Affaires Culturelles - Eté 1996 LOEIL CHEZ CHARLES LAPICQUE - Eté 1996 - COLERE motivée par lexposition LART FACE A LHISTOIRE au Centre Georges Pompidou - Hiver 97 publiée par la revue CAFE n°3 et dans le dossier FARCE A LHISTOIRE. PRESENTATION et HISTOIRE du LIVRE et des DEUX EXPOSITIONS : " LE MYSTERE MOLINIER - Pierre Molinier et ses ami(e)s " par Pierre Bourgeade, livre co-édité par VOIX Richard Meier et LEnseigne des Oudin. Mars 97 - 8 pages ERRATA du livre PIERRE MOLINIER publié par PLUG IN et SMART PRESS/USA - Avril 97 - 1p/anglais PIERRE MOLINIER : QUELQUES ETAPES dune VIE et dune OEUVRE PEU ORDINAIRES pour le Festival " BITE GENERATION " à NANTES - Mai 97 - français et anglais - MANIFESTE : A LENSEIGNE DES OUDIN, UNE GALERIE DUTOPIE ( LUtopie : lieu du bonheur recherché, mais non encore existant ), et " Le DEVOIR de PROPHETIE (selon A.Vitez): Sarcasme, invective et prévision, critique des temps actuels, annonce " - Juin 97 - 7p |