Journal des artistes

CHRONIQUES
Opinion
Manifeste

A quand une vraie politique de communication monumentale dans Paris et notamment au Centre Georges Pompidou ?

Si l’installation du tipi sur la piazza est réussie, par contre il faut espérer que plus jamais on ne verra cette grande bâche sur toute la hauteur du Centre, avec ces caractères sans esprit ! Cela marque bien toute la difficulté de communication liée aux monuments : On a vu le bricolage désastreux du Palais des Congrés porte Maillot, celui plus élégant, mais néanmoins bricolé de l’Opéra Bastille ! Il est alors évident que les programmateurs et les architectes ont fait l’impasse sur cette question ! Alors que les architectes du Centre avaient explicitement prévu cette communication sur toute la façade par des projections ! Les néons en sont un substitut joyeux mais très inerte ! Par contre ces bâches monumentales sont l’antithèse de l’architecture et il est étonnant que l’architecte du Centre n’ait pas proposé autre chose ! On aurait pu penser à une toile translucide laissant deviner la structure du bâtiment et des caractères de couleur fluo, visibles la nuit notamment, d’un dessin plus conforme à la ligne éditoriale du Centre ! Mauvais point pour les frères Rubin ! Egalement dé-poétisation du bâtiment ! On voit bien que c’est une question fondamentale et qu’elle doit être considérée à nouveau dans l’esprit initial de la construction ! D’ailleurs c’est la même problématique concernant la Tour Eiffel et le panneau des 1.000 Jours avant l’an 2000. Sur ce monument arachnéen, souvenez vous de ce que Citröen a financé pour sa publicité en 1925 : un chapelet de pointillés de lumière

Question au Maire de Paris, à Jean-Claude Decaux, à Jean-Jacques Allaigon - Président du Centre Georges Pompidou

A quand les contraventions pour les merdes de chiens ?
A quand des vespasiennes pour les " vadrouilleurs " ?Cela fait vingt ans que nous sommes dans la merde et la pisse autour du Centre G.Pompidou! La merde à cause des propriétaires de chiens, " de race " la plupart. Ils laissent leurs merdes dans les rues-piétons; mal-habitués par Chirac, maire de Paris, qui leur a appris l’irresponsabilité : " les hommes en vert nettoient ! "

La pisse à cause du monopole Decaux qui empêcherait d’installer un filet d’eau au-dessus d’un siphon dans un coin de murs. Pour que les vadrouilleurs, nourris de liquide du matin au soir pissent dans les égouts comme tout le monde. Et non dans toutes les encoignures de murs et de portes. Et tout cela, en été, donne des odeurs pestilentielles dont les visiteurs et les riverains souffrent. Messieurs sortez de vos bureaux et de vos voitures conditionnées !

Pour un chat, on dépense 800 francs de litière par an : 800 francs de procésverbaux par an par propriétaire de chien : voilà sans doute la bonne pédagogie et non pas des affiches au message débile.

Les canettes de bière à emporter (TVA à 5,5%) on les retrouve par centaines par terre le matin, occupant des heures les " hommes verts". TVA au taux normal égale recette fiscale pour financer les vespasiennes et consommation modérée de bières hollandaises à 8° qui - plus est - seraient trafiquées et interdites à la consommation au lieu de fabrication. Cela fait vingt ans que nous sommes de plus en plus dans la merde et la pisse autour du Centre Pompidou ! Faut-il en prendre encore pour vingt ans ?( 200.000 ampoules) une oeuvre poétique inégalée à ce jour;la démonstration qu’il est toujours possible d’inventer dans l’esthétique. Subsidiairement, Monsieur le Président, lors de la réunion de Septembre 1996, vous nous aviez promis des actions d’information concertée entre le Centre et les galeries et centres culturels environnants et vous aviez chargé Bernard Blisténe de ce faire, lequel, le soir de l’ouverture du tipi, se défaussait sur Daniel Soutif qui tombait des nues ! Cher Président, une suggestion pour l’an 2000 : un progrès décisif de notre civilisation dans les environs de notre haut lieu culturel : Ni merde, ni pisse !

Questions à Monsieur le Maire de Paris concernant la sculpture d’Etienne-Martin au Parc de Bercy ?

Monsieur le Maire, le Parc de Bercy est une superbe réussite et le nombre de visiteurs de ce dimanche dernier, jour ultime de septembre en témoigne, mais malheuresement à l’extrémité Est il y a un couac désolant ! C’est la DEMEURE 1O d’Etienne-Martin : à contre-jour c’est un énorme étron, répulsif; dans le soleil, un beau caca luisant !

Qui a décidé de cette fonte et de cette patine ? l’artiste ? le (la) fonctionnaire de la Ville de Paris ? Vous-même ? C’est hélas loupé et son impraticabilité ne fait que renforcer le sentiment d’artificiel de cette mise en oeuvre !

Une DEMEURE, cela s’habite, n’est-ce-pas ? Dans ce parc fermé la nuit, on pourrait bien laisser un accès à cette demeure de bronze sans craindre les déprédations du " chais de distillation " de la partie Ouest, beaucoup plus fermé !

Monsieur le Maire, vous ne pourriez que donner suite aux observations et aux souhaits des héritiers Etienne-Martin, s’ils voulaient des modifications tant d’aspect que de pratique. Dans l’état actuel, c’est une injure à sa mémoire ! Cette consternation était partagée par d’autres inconnus.