du samedi 2 avril au vendredi 25 juin 2005
autour de Marcel ALOCCO : NICE A PARIS
Biga
Chubac
Charvolen
Marcel Alocco, Arman, Ben, Daniel Biga, Michel Butor, César, Max Charvolen, Albert Chubac, Jean-Pierre Giovanelli, Henri Maccheroni, Mas, Bruno Mendonça, Raphaël Monticelli, Bernard Pagés, Gilbert Pedinielli, Guy Rottier, Serge III, Edouard Valdman, André Villers … et L'Ormaie éditeur, [qui a notamment réédité la revue Identités (1962-1966)] le Dossier 68 (Ass. Arts Plastiques de la Côte d'Azur, secrétaire Jacques Lepage) Z'éditions (Alain Amiel) les éditions L'Amourier, Voix - Richard Meier, Demaistre (Introduction à l'Ecole de Nice)

Marcel ALOCCO Détissage
 

Marcel ALOCCO Patchwork

 


Marcel ALOCCO Livre cheveux
 
En avril 1969, allant présenter mon diplôme d'architecte à l'Ecole Spéciale d'Architecture, boulevard Raspail, à Paris, je découvre sous la verrière une exposition " La peinture en question " (Alocco, Dezeuze, Dolla, Pagès, Pincemin, Saytour, Viallat ) premier regroupement de l'esthétique Support-Surface. Bernard Pagès, en 1961-62, a été le camarade d'atelier à Paris de Marie Chamant. En 1974, séjournant sur la Cote d'Azur, elle m'a emmené à La Pointe de Contes rendre visite aux Pagès : première occasion d'achat "nicois" : six grands grillages dessinés ou peints et Dossier 68 : 48 pièces d'artistes en majorité du sud, français et italiens, etc…réunies par Viallat, Saytour et Alocco, pour l'association A.P.C.A. animée par Jacques Lepage. On y retrouve Joan Rabascall, auteur des trois collages de 1965 à l'origine de mon aventure dans les arts plastiques. En 1987, première participation à la foire ART JONCTION. Alain Amiel me rapproche de Marcel Alocco auréolé par l'exposition de l'Ecole Spéciale d'Architecture. Nous commençons une collaboration qui se concrétise début 1989 pour la première de ses huit expositions personnelles sous notre enseigne qu'accompagne un très beau livre d'artistes en collaboration de Butor, Alocco, et Richard Meier : Coutures qui continuait une collaboration pour Lisières Arlequins à laquelle avait aussi participé Monticelli. Meier en publiant encore trois autres livres de ou sur Alocco (collaboration de Gilbert Lascault) a beaucoup contribué à la connaissance de l'œuvre de M. Alocco : des fragments du patchwork aux tissages de cheveux, passant par les détissés. Reste de tous ces livres ! Alocco m'a présenté à son marchand et ami Alexandre de la Salle (actif à Vence et à Saint-Paul de Vence de 1960 à 1999) auprès de qui j'ai acquis certaines œuvres plus anciennes. Il m'a présenté également à ses amis artistes Albert Chubac et Ben, d'où cette première exposition NICE ABC [Alocco Ben Chubac] fin 1991. Rencontres de Serge III, Max Charvolen, Mas, Jean-Pierre Giovanelli, bref tout un écheveau de connivences ! J'ai là aussi saisi la réalité de La Cédille qui Sourit de Filliou et Georges Brecht, connus par la galerie Bama à Paris dans les années 70, lesquels ont fortement influencé le noyau niçois qui constituait la presque totalité de Fluxus en France. Echanges divers : avec la galerie Calibre 33 de France Paringaux:Thierry Cauwet à Nice et Gilbert Pedinielli à Paris; Amiel très actif, à l'occasion d'une exposition-carte blanche à nos amis éditeurs, avril 1989, a publié des plaquettes accompagnées d'éditions de tête pour les parisiens Marie Chamant, Jean-Charles Viguié et Jean-Claude Loubiéres. Régulièrement j'ai diffusé ses publications : Alocco, Butor, Ben, Serge III, Daniel Biga, Charvolen, Mendonça, Monticelli, Rottier, l'art brut… L'exposition carte blanche à Marcel Alocco " Les Quatre Quarts de la Peinture " fin 1989 réunissant sur mes murs et une publication Alocco, Arden Quin, Maccheroni, J-F Dubreuil, Monticelli et Butor, mettait en évidence l'attention portée aux relations-mixage Nice-Paris. La part prise par Alocco aux activités du 30 (rue Rambuteau Co/Dubreuil de 1975 à 1985) en était déjà un premier témoignage. Le catalogue rétrospectif Alocco, Itinéraire 1952-2002 (L'Ormaie) informe largement sur les activité latérales. Alocco écarté de la constitution officielle de Support-Surface pour des raisons " sans doute plus liées aux rapports de forces internes au groupe, dit-il, qu'aux incohérents prétextes idéologiques invoqués ". Alocco trop discret sur cet épisode qui lui coûta beaucoup en terme de notoriété. Pagès me racontant " qu'il a quitté le groupe rapidement parce qu'ayant utilisé de la peinture d'or pour ses grillages, il s'était fait traiter de peintre-bourgeois, lui, fils de paysans du Lot : il avait laissé tomber ces cons ! " Alocco et Viallat les deux seuls qui persistent dans cette esthétique mettant en jeu le rapport de l'œuvre à ses matériaux constituants. Alain Oudin CATALOGES ET DOCUMENTS concernant Fluxus, Support-Surface, l'Ecole de Nice, etc…